j'ai marché. Je vais dire un peu marché, puis j'ai roulé, puis je me suis assise sur le bord de la corniche et j'ai regardé l'étrangère que je suis parmi bien d'autres étrangers qui ne se regardent même pas.

Je me suis souvenue que l'indifférence des gens poussent les êtres à disparaitre, à poursuivre leur route sans se retourner.

Je me suis souvenue que le bien être ne poursuit pas l'indifférence, et que la neutralité des êtres n'apporte pas le bonheur, mais nous laisse rester dans un état en somnolence de vie.

Somnolence de vie.

Depuis quelques temps j'ai l'impression d'être vidée de mes émotions, ou peut être je les ai planqué quelque part, et que j'y ai mis des cadenas pour ne pas que je me mette à sourire en pleurant, et à pleurer en riant sous la pluie, et à rester en silence quand j'admire les étoiles.

Peut être qu'il faut que je n'esquive plus tous ces essentiels , et qu'au lieu d'être dans une déroute, je devrai me remettre à reconquérir le monde, et être un arpenteur de bien des infinis.

En regardant les étrangers aussi étrangers que moi qui se promènent en souriant, je me souviens que j'ai des rêves qui remplissent mon esprit, et que j'ai envie d'aller au delà de moi, et colorier la tristesse et le vide qui depuis un temps se cramponnent à moi comme pour me détruire.

Et dire que je parlais d'indifférence et me voilà en train de délier des mots qui se joignent à d'autres mots pour inscrire un texte, qui pourtant ne voudra rien dire.

Un texte qui va parler d'une émotion qui viendra divertir une non émotion, et qui parlera des mes désirs, et qui m'éloignera de la stupidité économique dans laquelle nous sommes malheureusement tous branchés.

Mais que l'on me dise alors, que veut dire l'utilité des mots ?

Un être va comprendre une phrase à sa manière et selon sa propre émotion de l'instant, et une autre personne interprétera cette même phrase selon ses propres émotions.

Alors je n'ai aucune vérité. J'écris mes pensées qui viennent, au fil des rencontres et des dialogues que j'ai avec les uns et les autres, mais ou souvent je me trouve en discussion avec le silence, ou en train de voir comment l'indifférence des gens peut venir nous faire du mal.

Mais c'est rien.

Le mal est un instant que l'on peut survoler, ou que l'on peut peindre avec nos couleurs d'espoirs.

Le mal, le néant, le négatif, ces choses qui viennent puanter un peu votre route, alors que vous êtes déjà en difficulté, mais ou vous aller chercher la force pour pouvoir vous tenir.

Mais cette force finalement n'est que vous même. Et vous croyez vous appuyer sur quelqu'un, alors qu'en fait , vous êtes votre propre appui.

Sans votre esprit et cette capacité que vous avez à remonter, qui peut vous aider à part votre propre conviction d'y arriver ?

Tout compte fait, on compte juste sur soi même. Et pour les infinis que nous vivons, nous pouvons les vivre avec des gens que nous rencontrons sur le bord de notre chemin, à la traversée de notre quête.

Des gens que nous ne connaissons pas et qui ne viendront pas découper nos mots quelques fois indiscrets, puis timides, puis rebelles, puis...

Des gens que nous voyons l'espace d'un moment de vie, que nous quittons avant de les rencontrer, mais avec qui nous partageons nos petites souffrances , puis nos éclats de joie. Un partage de ce que nous sommes et non pas de comment ils souhaitent nous voir.

Des inconnus qui ne chercheront pas à nous transformer, et nous ne deviedrons pas une image floue.

Avec ces gens inconnus que l'on rencontre lors de la traversée de la vie, il n'existe pas de questions platoniques que les soit disant gens de "bonnes familles" disent pour combler le vide. Des discussions inutiles ou vous sentez devenir un objet non identifié

Mais qu'est ce le vide ? Il est différent entre les êtres. Quelques fois il peut être dérangeant, puis d'autres fois il est presque l'union de deux personnes. 

L'implication pour le bien être. L'implication n'est pas une obligation, ni une contrainte. L'implication doit venir naturellement, et se vivre naturellement afin que le bien être devienne un élément moteur essentiel à son propre cheminement.

Et au détour des virages, espérer...

Je me suis souvenue que je suis éphémère et qu'au lieu de planter la tristesse , il fallait que je sème un peu plus de bien être..

A la recherche du bien être, je me suis égarée...

Je vais prier.. je ne sais pas demain, hier est passé, je connais juste l'instant présent. Et même si ce présent se conjugue pour être un demain, alors je dirai inshallah.. Tout simplement inshallah...

 

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