j'ai parcouru quelques kilomètres, au volant d'une voiture, puis de quelques avions. J'ai débarqué dans un autre continent, là ou les gens vous regardent quelques fois avec mépris, mais ou il existe d'autres qualités que je ne peux trouver dans la ville blanche. Je me suis dit que mon aventure devrait continuer ainsi, entre deux continents, sur des périodes que j'aurai définit personnellement, pour que je puisse y trouver ma place.

J'ai comme l'impression de n'avoir pas de réelle place . Partout je me demande si je suis réellement là ou je dois être. Et souvent je me dis que pour être là ou je dois être, il faut que je sois un peu dans chaque endroit.

Ainsi, je ne rentrerai pas dans l'habitude, ni ne trouverai le regard des gens négligeant ou si pressé de me voir me décomposer.

Ainsi je serai ici, et ailleurs, et n'aurai aucun mal à parcevoir l'obscurité des êtres envers moi.

Ainsi je serai ici et ailleurs, sans m'intérroger sur ou je suis vraiment.

Comme un vogageur en transit, qui n'a finallement nulle part ou aller, mais qui se pose sur les bords de ce monde le temps d'un repos, sans apauvrir son esprit.

De kilomètres en kilomètres et en aller et retour, j'ai pensé à ceux que j'aime, et ceux qui me manquent. J'adapte ma vie à ce qui se passe près de moi, et dans un présent.

Et dans ce présent, je vis la réalité sans y mettre le spirituel, comme si pour l'instant, j'installe un peu de moi partout, et je n'ai pas le temps d'aller au rythme du bien être que ma quête m'offre .

A croire que ma quête est encore dans le couloir des correspondances. A croire qu'un avion est en retard pour la prendre alors que je suis dans cet avion, et qu'elle attend que je repasse dans le couloir des correspondances.

Des milliers de kilomètres que je parcoure, et je n'ai pas le temps de penser à moi. De voiture en avions, j'installe le peu de bagage que j'ai pris pour une semaine, le temps de revoir la ville que j'ai laissé il y a 1 an.

La ville ne m'a pas manqué, mais pourtant, j'apprécie le silence, j'apprécie les voitures qui ne sont pas folles, et les passants des rues qui ne vous bousculent pas.

J'ai quand même regardé quelques uns des passants qui empruntaient le même chemin que moi, et j'ai vu qu'ils m'observaient avec un regard étrange envers une femme qui porte le foulard.

Et dire qu'ils parlent de liberté et d'égalité, mais confondent leurs propres critères de ces mots avec la réelle définition du mot libre et égale.

Et c'est ainsi que tout percute dans ma tête. Je sais que je ne peux plus vivre continuellement ici, ni continuellement dans la ville blanche, et que je dois partager mon temps entre deux continents.

Je sais que pour enrichir ma quête et pour rester le conquérant de bien des infinis, j'ai ce besoin de m'évader, et de réaliser que je ne suis pas bloquée dans un espace, et qu'il me faut m'éloigner souvent pour continuer de respirer.

Et entendre mon coeur battre sans faiblir, et sans se presser .

Je suis arrivée dans le continent que j'ai quitté il y a 1 an, avec l'espoir déjà de retourner sur la ville blanche, aux couleurs étranges et aux ruelles animées et criantes par des voitures folles et par des piétons qui traversent sans regarder . Pressée d'y revenir et d'entendre l'appel à la prière, et vivre dans un endroit ou les gens ne se regardent pas comme des ennemis, quelque soit leurs différences.

Je suis revenue dans la ville blanche, avec l'envie de revenir rapidement en France, pour en apprécier des valeurs que je ne trouverai pas ici.

Entre ces deux continents ou j'ai décidé de partager ma vie, je ne me sentirai plus dépouillée.

Je pense, je crois.

Durant ces milliers de kilomètres d'un allé et d'un retour, mes pensées se sont dispersées sur les gens que j'aime, et comment ils aimeraient m'avoir auprès d'eux.

J'ai aussi pensé à ce qui me ferait le plus de bien, au lieu de m'ignorer...

J'écris peu. Peut être que je suis heureuse, ou peut être que je pense que l'écriture n'est que des mots que je pose et qui sont le miroir de mes pensées, même si certaines pensées ne sont pas à écrire. J'écris peu, car je sais que la vie est si éphémère, que je préfère apprécier le moment, m'intérroger dans ces moments, et poser mon regard sur le monde et sa beauté, et peindre la cruauté avec des espoirs .

J'écris peu, car le temps que j'écris, c'est un temps perdu dans lequel je peux méditer ou vivre..

Juste ça...

La bonne soirée

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Moi,