j'ai allumé la télé, puis je l'ai éteint . Je n'ai vraiment pas envie de laisser mes pensées croupir dans les informations de ce monde surpeuplé de guerre, de haine, de mensonges et de pouvoir . Un peu mal à la tête, enfin du peu de ce qu'il me reste de la tête, je prends un médicament.

Un de plus, un médicament qui vient cerner la douleur, mais qui finalement ne servira à rien d'autre que la maquiller.

Pas grave. Nous maquillons tous nos pensées un jour, afin de ne pas nous laisser emporter par l'amour, ou la sécheresse, ou les jeux de ceux qui se prétendent nos amis.

Car vous le savez bien, l'amitié est une branche, il ne faut pas trop s'y accrocher, car elle finit par se briser, que ce soit par les grandes pluies ou les grands froids, ou peut être encore la sécheresse.

Sécheresse, j'ai déjà noté ce mot trois fois en quelques lignes.

Il faudra que je vérifie pourquoi ce mot me vient si souvent.

Alors j'ouvre le sac à dos de mes rêves, et j'essaye d'en prendre quelques uns, afin de poursuivre ma quête. J'ai l'impression de l'avoir délaissé un peu, car j'étais prise entre le travail, l'entreprise, et les décisions que je dois prendre pour être bien, tout en assumant mes responsabilités.

Mais non vous le savez, je ne vais pas détailler mes responsabilités. C'est un journal non intime que j'écris ici, un journal au regard des inconnus, alors je dévoile juste mes pensées, mes querelles avec moi meme et mes désirs envers la vie, et je dévoile ces petits secrets qui n'en sont pas, histoire de continuer un chemin qui je l'espère, me laissera redevenir le conquérant de bien des infinis.

Un conquérant qui ne cherche aucun pouvoir, mais qui souhaite destabiliser le mal être, et épouser le bien être dans ses émotions.

Dire que les infinis sont partout, divers et variés , et que les rencontres sont belles lorsqu'elles ne viennent pas vous épingler le long des murs des tristesses.

Je disais.

Je ne disais rien je crois.

Je continue à aimer les ruelles que je perçois dans la ville blanche, mais j'ai l'impression de ne plus trop prendre le temps pour ces évasions.

Peut être qu'un jour, il y a quelques mois, on m'a cloué un peu au sol, et que tout en étant debout et fière d'être debout, j'ai un peu du mal à ouvrir vraiment le regard sur ce qui m'entoure. Comme si je voulais me protéger pour ne plus qu'on m'atteigne. Comme si je m'emprisonnai un peu, afin que personne ne vienne assouvir ses frustrations sur moi, ou ses propres cris.

Je pense que chacun a connu cette sensation. De vouloir s'isoler, comme un déserteur au milieu d'une ville remplie de personnes. Un déserteur, peut être que je suis ceci.

Je pense, je réfléchis. A tant de choses. Je veux prendre le coran, dailleurs je sais que prendre le coran est bien plus instrucrif qu'écrire des lignes. Mais Allah, pardonne mes erreurs, et guide moi toujours vers cette quête spirituelle qui apaise mon esprit et ma vie.

J'ai quiité la ruelle ou j'habitais depuis bien longtemps, depuis 1 an. J'ai  mis de côté ce grand continent pour aller dans un autre continent, différent.

J'ai aimé, et j'aime être ou je suis. Mais il manque à ma vie un peu d'aventure, et j'ai besoin de voir d'autres villes et villages et d'autres ruelles, afin que je ne sois pas prise par l'habitude.

Car l'habitude te pousse à ne rien faire.

J'ai besoin de me mélanger à tous ces continents. J'ai compris que je ne suis pas la fille d'un seul continent, mais de plusieurs continents afin de ne pas me sentir étouffée, ni éprise d'une solitude qui vient gommer mes rêves.

J"aurai aimé dire à ceux que j'aime, de venir avec moi et que l'on découvre ensemble cette autre partie du monde avec ces couleurs ou ces grisailles, d'apprendre à marcher autrement, de réagir autrement, et de peindre les guerres avec nos espoirs.

J'ai besoin de voir les couleurs de la ville blanche et ce coucher de soleil qui vient peindre la mer et l'océan, j'ai besoin de regarder  ces maisons populaires qui ressemblent à des cartes postales, et j'ai besoin d'entendre l'appel à la prière ou de marcher dans les rues sans qu'on me distingue.

Mais j'ai aussi besoin d'aller cheminer dans les rues de la France, ou tout semble plus paisible quelques fois.

Je suis cette fille ayant apris depuis sa plus tendre enfance, à diversifier sa vie et à l'enrichir avec la diversité des êtres et des pays que je visite.

Je suis devenue une femme qui ne s'encombre plus avec du matériel, puisque je parcoure le monde avec la simplicité d'une valise, comme si cette valise était ma maison. J'arrive et je repars, puis je reviens et je m'accomode avec ce que je vois de différents ou je m'enrichi.

Et lorsque je trébuche, nous le savons tous, nous nous levons toujours pour reprendre la marche.

J'emporte avec moi la douceur de ceux qui se sont installés dans mon coeur, dans ma vie, et tout en prétendant savoir que je sais des choses alors je confirme que je ne sais rien..

J'ai tant à écrire en ce moment, que je finis par ne rien faire.

Il y'a un départ qui arrive , et je ne sais quand il arrivera. Mais si il y'a un départ, il y a aussi un retour. Car je ne saurai partir ailleurs sans revenir ici, dans cette ville blanche, ou vivent ensemble la mer et l'océan, et ou mon coeur et ma vie y trouvent un bien être..

Je ne quitte rien,je reprends la route, sans  m'éloigner de la ville blanche ou le monde est peut être aussi fou que les voitures folles, mais ou finalement je finis par m'y plaire ...

... Moi,