Aujourd'hui, après la prière du matin , je suis restée dans mon lit 30 minutes à vouloir chercher le sommeil, qui lui à mon avis s'était éloigné de moi . Mais finalement, ce matin est identique à beaucoup d'autres matin, sauf que depuis peu de temps, ces longues insomnies reviennent, alors que cela faisait quelques temps qu'elles avaient disparues.

C'est un samedi qui allait me paraitre long, peut être car en ce moment je suis presque un peu fragile.

Certains diraient que je suis tellement forte, que la fragilité ne peut pas m'atteindre. Mais je leur répondrai que dans ces imperfections que j'ai et qui décrivent finalement qui je suis, je suis dans ma fragilité si forte, que dans chacune de mes dérives je dis "hamdoullillAh" ..

Et que cette fragilité peut être me permet elle de voir autrement, certains paysages ou pensées que j'ai dans des moments de force.

Que le monde est tellement différent, que je suis moi si différente avec moi même et que je me compose ainsi, sans me décomposer.

Dire que je voulais faire un jeu de mots, mais qui finalement veut dire ce que cela veut dire.

Pour en revenir à ce matin je croyais que ce samedi allait être ennuyant, ce qui m'incitait à vouloir m'éloigner de la ville blanche un week end, et pouvoir m'indiscipliner ailleurs . Je voulais surprendre mes pensées dans une ville qui m'était inconnue, voir si j'arrive à me plaire ou me déplaire dans des ruelles qui à mon avis, doivent être animées de monde.

Je me voyais errer entre des rires ou des solitudes inconnus des gens qui passent, quelques fois m'aimant au travers de certains regards, et d'autres fois ressentant une lame venir aiguiser mes pas. 

Ainsi est la vie. Certains cheminent vers l'alcool et restent négatif, pour ma part je chemine vers une autre quête, bien plus spirituelle et que je ne remets jamais en cause, même si quelques fois je trébuche.

Une quête qui me fait du bien, qui m'apaise, qui me permet de me remettre en question, de vivre dans un présent, et d'assumer seule les conséquences de mes actes. Alors, je tente de faire le meilleur dans mes imperfections.

J'ai la foi. La foi dans l'islam car j'ai compris toutes ces différences du temps d'avant à celui de maintenant. Car j'ai osé me poser  quelques jours et j'ai remis en doute ce qu'on m'avait apris, et car j'ai eut alors des réflexions durant quelques mois pour enfin réaliser qu'il  existe autre chose que cet artificiel dans lequel j'avais échoué.

Chaque individu a le libre choix d'agir en bien ou en mal, de se découper ou de recoller ses propres morceaux.

Comme ce samedi, soit je m'applique à définir le néant, soit je m'implique à ce que la vie continue de sourire.

Nous avons tous le choix même quand le bateau se met à pencher du côté ou on risque de se noyer. Mais risquer de se noyer n'est pas se noyer.

Je me suis donc levée pour prendre une douche en 5 minutes. Je prends toujours une douche rapide, car il faut faire des économies d'eau pour la terre et penser à ceux qui n'ont pas d'eau chez eux .

Pourquoi gaspiller l'eau et la laisser couler comme si on vivait tout seul dans ce monde ? Pourquoi ne pas penser à ces êtres humains qui sont en train de boire de l'eau boueuse , avec leurs lèvres entaillées par la sécheresse, et leur visage étalé au sol afin qu'il puisse avoir une seule goute d'eau ?

Et nous on gaspille. Quelle humains nous sommes quelques fois. 

Habillée d'une abaya noire et dorée, j'ai pris mes médicaments, ma brosse à dent, et un habit pour dormir, mettant tout ceci dans le sac de l'ordinateur. Le temps d'arriver à la voiture, d'aller prendre un petit déjeuner typique du pays ou je suis, et de prendre la route.

Le petit déjeuner fut bon. Un café au lait sans sucre, avec des olives, des oeufs, du fromage du pays et un jus d'orange frais.

J'avais décidé de me rendre dans une ville à 495 kilomètres, et de revenir le lendemain.

Mais finalement, voilà que je décide de rester dans la ville blanche et d'en apprécier de nouveau ses senteurs, puis de me promener en regardant les gens qui sont aussi fous que les voitures folles, et j'avais besoin de prendre mon temps.

Ce samedi ne fut pas ennuyant.

J'ai marché dans la ville blanche ou le soleil brillait et la rendait encore plus dynamique. J'ai visité deux souks , dont l'un avait des senteurs si épicées .

A la recherche d'un autre appartement plus petit que celui dans lequel j'habite, j'ai repris ma voiture pour visiter quelques quartiers dans lesquels je n'étais jamais passée.

Dans une ruelle entourée d'immeubles et qui donnait sur le grand boulevard ou beaucoup de voitures passent, il y avait un tableau unique et réel  : deux chevaux totalement libres en train de brouter le peu d'herbe qu'il y avait.

Comme si en fait ici c'était leur place...

 

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Moi,