Je redécouvre un peu les gens que j'ai laissé ici quand j'ai tout laissé pour vivre sur l'autre continent . J'étais dans un pays ou la richesse devient de plus en plus grande, et ou les pauvres deviennent de plus en plus pauvres.

Est ce ainsi partout ? Peut être. Mais je ne suis toujours pas là pour refaire le monde, qui évoluera d'une manière ou d'une autre, avec ou sans moi.

Une connaissance me disait lors de notre nouvelle rencontre à mon retour, les choses suivantes :

La vie n’est pas un long fleuve tranquille !!! Mon fils fait le choix de chercher un apprentissage pour l’année prochaine. Il veut travailler et comme il n’a jamais eu vraiment de facilité, et surtout pas assez travaillé, il va falloir qu’il se mette à chercher un métier. Ma fille est bachelière, en FAC mais souhaite changer de section l’année prochaine. La jeunesse quoi ! Moi je me reconstruit dans une nouvelle maison. Pas toujours facile de faire le deuil de la famille idéale mais c’est la vie. Mon ex mari a toujours des problèmes de santé et c’est dur pour les enfants. Heureuse de te savoir en forme. Tes grandes filles ??? Moi je m’habitue à voir les enfants s’échapper de la maison… Pas facile ça aussi, sacré changement ! Bises du printemps . S"

Je découvre de nouveaux des gens avec qui j'aimais quelques fois passer du temps, mais sans pour cela exagérer mon temps avec eux. Je préfère les mails, car peut être il est plus facile pour moi d'avoir des nouvelles et d'en donner aussi, sans trop établir de liens directs. Peut être que je souhaite encore garder cette liberté de ne pas m'imposer les règles du "je t'invite chez moi" .

Ces invitations systématiques ou quelques fois tu voudrais bien que les gens qui viennent te rendre visite s'en aillent au plus tôt, car  peut être tu sais que tu n'as rien à leur dire et que les simples mots que vous allez échanger serviraient à combler un vide. Certains vides sont appréciables, mais d'autres deviennent exaspérants.

J'ai cependant aimé son mail , tout en cherchant dans mon imagination la famille idéale qui pourrait exister. On se croirait dans un film ou tout est parfait, le mari et la femme continue de s'aimer malgré bien des années, les enfants grandissent et vivent leur vie, personne n'est en colère, et tout le monde cherche à apaiser l'autre tout en s'apaisant soit même.

J'aurai bien aimé avoir un mari avec qui j'aurai commencé ma vie, pour la terminer avec lui, et non pas escalader toutes les brisures des êtres qui ont partagé ma vie d'adulte, et à qui j'ai donné tant d'importance, alors qu'en fait ils n'étaient souvent que le reflet de mon imagination , et qu'il ne fallait pas que je me rende coupable de la médiocrité de certains. Juste assumer mes propres actes et mots, sans être dans le paraitre,  mais c'est bien plus tard que je suis arrivée à faire le point, lorsque j'ai compris que ma remise en question est continue, et qu'il ne suffit pas de plaire à l'autre pour être heureux.

Toujours l'idée de plaire à l'autre qui revient comme si cela était finalement essentiel. Les êtres humains finisssent par devenir comme des croisement ou des perpendiculaires , entre se croiser, se couper, se rencontrer dans les étapes de la vie, et que les parallèles n'existent pas vraiment. 

A croire qu'on devient tous un symbole de mathématique..

C'est le week end au bord de l'océan calme, et je sais que tout le reste sera calme.

J'aime le calme pourtant, mais celui-ci me déplait.

Peut être que je ne trouve pas ma place et que j'ai encore envie de cheminer sur les bords de ce monde , quelques fois dans le brouillard des villes animées, et d'autres fois dans les endroits les plus éloignés des villes ou aucune technologie n'a fait son apparition.

Je commence petit à petit à écrire et les lignes vont repeindre le mur avec des mots qui vont s'installer avec d'autres mots, le temps que je continue toujours ma quête...

 

Moi,