C'est un jour de juillet, un jour ou les feuilles des arbres ne tombent pas. Normal ce n'est pas l'automne. J'avais envie de me poser sur ces arbres jaunis et orangés avec un peu de vert, sous une couleur rouge dorée et qui nous portent vers une lumière.

C'est un jour éloigné des derniers mois de l'année ou le froid n'est pas encore glacial, mais ou le vent vient souvent nous raffraichir les pensées, et nous portons  nos émotions à la vie comme si on devait nous embellir du parfum d'un bien être.

J'aimerai tourner, tourner sur moi même, et danser en écoutant la musique du monde.

La musique du monde... Sais tu ce que c'est la musique du monde ? Elle vient du sol, elle vient des plantes, elle vient des nuages et du ruisseau qui coule, elle vient de la cascade qui parle aux fleurs, et elle se saisit de la roche pour en faire de l'herbe, et elle m'apprend juste à cacher mon regard pour écouter la vie.

Apprendre à sentir avec mes lèvres, et toucher les infinis même quand mes propres querelles me l'interdisent.

Je crois.

Ce doit être la pensée de l'automne qui me fait dire des lignes, qui finalement n'ont aucun intérêt.. Mais peu importe l'intérêt qu'elles vous portent, puisque dans la nuit, les lignes me cachent dans les ombres d'une nuit à la lune éveillée.

Puisque nous sommes en juillet, je vais regarder la mer dans son côté calme, là ou les touristes ne viennent pas prendre plaisir à se baigner . Normal, c'est un jour de juillet, un jour qui se confond avec d'autres jours, mais ou ils se diront à la fin des vacances que leurs vacances étaient agréables, puis ils enchaineront alors avec les autres habitudes qu'ils avaient laissé à leur départ de vacances.

 

Je parle de ce qui peut être si inutile pour ceux qui pourraient m'écouter, mais quand bien même utiles pour ces conversations fredonnées par tant d'inconnus aux regards cramponnés à l'espoir qui se nourrit d'un semblant de grande solitude.

Je parle au vent, à la rue quand je marche, à l'oiseau que j'entends voler d'une branche à une autre en espérant qu'il ne se fasse pas écraser.

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C'est si facile d'écraser les êtres sans forces, ces êtres qui ont abandonné la confiance dans une ruelle paumée d'une ville étourdie. Une ville étourdie ou disloquée par le bruit sourd des véhicules qui passent ainsi que des passants qui piétinent les mots pour combler leurs vides

Il faut habiller le vide. Alors je vais dessiner dans l'air les sanglots des nuages, peut être même mes propres larmes, celles qui finalement redonnent un peu de vie. 

Je te rassure, je ne suis pas triste tu sais.

Je mélange le salé et les épices et mes mots posés sur mes sourires deviennent larmoyants quand je te parle..

Tu m'écoutes, tu ne dis rien, et je sens tes lèvres devenir joyeuses . A croire que tu as saisis comment je fonctionne, comme si tu savais que je n'allais jamais suivre à la lettre ces recettes toutes composées, et que j'y rajouterai un peu de mes insolences.

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J'ai envie d'aller au bout de l'océan où je me poserai sur un rocher, peut être même que j'inventerai ce rocher si il n'existe pas. La lune veillera sur les vagues. J'espère que les vagues ne seront pas turbulentes tu sais, juste un peu émotives.

C'est un mois de juillet.. un jour d'un mois de juillet ou les feuilles des arbres ne se détachent pas...

Je crois n'avoir rien dit, à part que dans le sac à dos de mes rêves, quelques uns de ces rêves me disent que bien au delà d'ici, il doit exister un silence ou je peux m'éloigner, le temps d'une aventure, le temps d'une escapade, le temps de voir d'autres infinis..

Les infinis sont partout, réels, si différents..

Alors sur les quais des villes et les trottoirs des gares, sur les portes des avions ou juste là au bout de mes pieds, j'ai envie de tourner sur moi même . Comme un enfant qui finalement ne se soucie plus du regard des autres,  ressentir la vie s'installer dans mes rires, et puis apprendre à mes larmes à s'habiller d'espoir .

Je n'ai rien dit... je crois...

Moi