Des fenêtres de mon bureau je regarde les arbres bouger. Le vent commence à se faire sentir . Je me souviens , lorsque je suis arrivée sur la ville blanche, j'étais impressionné par le vent qui soufflait très fort. J'habitais en face de la mer, et en face de l'autre continent. Et on ressentait dans la nuit, comme si le vent pénétrait dans notre âme, pour affronter nos idées.

Ce vent en ce moment, je ne le ressens que par les arbres plantés sur le trottoir , pour montrer qu'il reste encore un peu de nature.

Car nous le savons tous, la nature finira par être détruite par l'homme.

Je pense qu'il va pleuvoir. La pluie est essentielle pour la vie, les animaux, les aliments. Mais je crois qu'il va pleuvoir des grosses goutes de sanglots des nuages qui commencent à se transformer en gris.

Les arbres finiront par se dénuder, et avant de se vêtir de leur nudité, vont porter l'habit orangé et jaune des belles couleurs de la saison des pluies.

Je n'ai pas envie de travailler. Pourtant, c'est une obligation pour tous les êtres humains de la terre . A croire que nous devenons tous la fourniture pour une autre personne qui finit par s'enrichir grâce à nous. Au lieu de devenir juste une richesse morale et humaine, pour nous enrichir et enrichir l'autre connu ou inconnu de nous.

Enfin ce que je dis n'a rien d'important.

J'aimerai marcher dans le vent, ressentir autrement la vie et sourire, quelque soit la solitude qui me traverse, et l'état sauvage dans lequel j'aime être.

Peut être car j'ai compris que beaucoup de gens balbutient leurs mots et eurs actes et leur présence auprès des autres. 

Je crois que les meilleurs compagnons que nous avons, sont les gens que l'on rencontre occasionnellement au travers de notre quête.  On ne dépense pas notre énergie à leur plaire ou à leur déplaire, mais nous existons dans l'épisode d'une traversée, et chacun reprend sa propre route, avec un partage positif.Nous empruntons d'eux leur force ou leur faiblesse, leur couleur et leur grisaille, et de leurs mots et cette présence qu'ils nous offre sans rien nous demander, nous continuons de traverser d'autres étapes de vie..

Dans cette quête que je continue de vivre, j'aimerai être un conquérant de bien des infinis. Car les infinis restent partout, et sont différent, et que chaque chose existante et qui est en vie, a un reflet sur nous avec histoire que l'on pourrait ressentir, pour surtout avancer et ne jamais reculer devant les obstacles que nous avons tous..

Le vent se mélange à la pluie.

Cela fait bien longtemps que la pluie n'avait pas versé son manteau de larmes transparentes sur la terre ou nous habitons tous ...

Je dois travailler...

Moi,