J'ai entendu la fille me dire, que quelques fois, elle aurait aimé sentir autour d'elle un peu des mots d'amour.

Des mots qui viendraient ruisseler sur elle, sans trop d'exagération.

Mais pourtant, me disait la fille, tous les soirs je m'endors et le matin je me réveille, avec un espace vide pourtant colorié de solitude.

Alors, la fille, quelques fois, regarde la lune. Assise sur la terrasse, me disait elle, je tente de voir comment les étoiles voyagent dans le ciel, au contact d'autres étoiles.

Quelques fois, les nuages sont si opaques, que la lune devient un semblant de lumière qu'on n'arrive pas à percevoir vraiment.

Comme si la lune se fendait avec des larmes, pour se joindre un peu à l'humanité.

Alors, ce sont ces nuits là qui sont les plus dures, me disait la fille. Ces nuits ou tu sens un grand trou dans ta poitrine, et tu as juste envie de fermer les fenêtres et les portes que tu as déjà fermé depuis quelques temps.

Ainsi le temps passe, et tout en étant dans son propre chemin de solitude, elle donne de l'amour à ceux qui passe autour d'elle, qui peut être ne la voient même pas.

Elle me racontait que c'est un clin d'oeil. Un clin d'oeil à l'amour pour montrer que tout peut être possible. Que les rêves peuvent un soir se transformer en réalité, et que les matins au lieu de se retrouver dans un lit si neutre, s'éveiller dans un énorme bouquet de mots d'amour...

 

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Elle me disait qu'elle aimerait bien manquer à quelqu'un, qu'elle aimerait qu'un homme puisse tant ressentir son absence.

Puis elle souriait. Elle pensait que ces mots étaient juste des mots d'envie, et qu'elle n'attendait pas grand chose, qu'elle avait pris l'habitude de la solitude, et du vide qui passe entre ses mains.

Elle me disait qu'elle ne voulait plus écrire, mais qu'elle préférait parcourir les ruelles de ce monde, découvrir les infinis. Elle aimait bien les infinis, ces infinis divers et variés.

Sur les bords des trottoirs de ce monde, des paroles qu'elle plaçait au détours des rencontres, avec des êtres qui lui seront toujours étrangers, mais qui furent un moment dans sa vide, comme des amis à qui on pouvait tout dire.

Tout dire, puis chacun reprends sa route et continue de jongler avec les émotions de vie.

Sans jamais blesser les autres, sans se blesser soi même, apprendre toujours à devenir et dans notre déséquilibre dans lequel nous pouvons être, aller chercher une sérénité dans les réflexions personnelles que nous pouvons avoir.

Sans deviner les autres et sans les inventer à son image, les regarder comme ils sont.. Les aimer, ou s'en aller ...

Elle me disait la fille, que les matins ou les soirs, chez elle ou sur la route, peut être que quelqu'un pensait à elle...

Peut être...